Le modèle d’entrepreunariat du groupe Omnium Finance et le dévelopement d’equipes comme axe stratégique de ma propre entreprise…

Un des plus grands leaders de notre réseau de consultants, Jean-Max Brison, nous livre son expérience de plus de vingt ans dans notre modèle qui conjugue le marketing relationnel et le conseil patrimonial. En véritable Gardien du Temple, il évoque les grandes étapes dans l’évolution du Groupe et partage aussi avec nous une sagesse humaine à la dimension du développement de sa propre organisation dans le réseau.

 1. Jean-Max, tu n’as pas démarré ta vie professionnelle dans le marketing du réseau. En quoi la proposition faite par Xavier (Chausson) à l’époque t’avait séduit ? Comment s’est passée d’ailleurs votre première rencontre ?

Je ne connaissais pas le marketing de réseau avant Omnium Finance. J’étais un entrepreneur traditionnel, avec de nombreux salariés et des modèles conventionnels de mise en marché. C’est d’ailleurs dans ce contexte que j’ai rencontré Xavier pour la première fois en 1989. Il connaissait les difficultés que je rencontrais, comme tous les entrepreneurs, sur un plan fiscal et administratif. Il m’a proposé d’investir dans un appartement à Toulouse sous le régime de la loi Méhaignerie (10% de réduction d’impôts étalée sur 2 ans). J’avais alors préféré faire un investissement sous le régime de la loi Pons à Saint Martin, avec une autre entreprise. Cela semblait théoriquement plus intéressant, mais ça n’a pas été le cas.

Nous sommes restés en contact et devenus amis au fil du temps.

Lorsqu’il me présente le nouveau modèle d’entreprise, qu’il vient d’inventer en octobre 1995, j’adhère tout de suite à sa vision. J’ai alors la conviction que nous allons réaliser de grandes choses ensemble. Certains sont sceptiques, la société Conseil et Finance n’a alors que deux salariés et 60m2 de bureaux en location. Moi, je sais que nous réussirons.

Ma conviction est profonde et les raisons sont simples, vérifiées depuis 22 ans et toujours d’actualité :

– La confiance dans l’homme, l’entrepreneur ;

– Une entreprise basée sur des valeurs saines, un partage consenti des responsabilités : à la société le référencement des produits et partenariats, au réseau le développement des équipes et des clients ;

– Un modèle au mérite vertueux ;

– La justice et l’équité du plan de rémunération qui délivre à chacun la récompense d’efforts mesurés par les seuls résultats.

 

2. En plus de 20 ans, notre modèle a beaucoup évolué, et s’est adapté à la réglementation et au marché. Quelles sont les grandes mutations que tu mentionnerais, avec le recul et l’expérience ? 

Notre modèle est comme la vie, il évolue en permanence en conservant les valeurs qui le sous tendent.

Nous étions au départ des « distributeurs » de solutions d’optimisation fiscale dans le secteur de l’immobilier, comme d’ailleurs tous nos grands concurrents de l’époque (4M, Monné Decroix, MONALISA, IFB, etc.)

Puis le Groupe Omnium Finance s’est ouvert au secteur de l’Assurance-vie. Nous, consultants, nous avons dû nous former et former nos équipes à ce nouveau métier réglementé. Ensuite le Groupe a poursuivi sa diversification avec les produits financiers. Nombre de consultants du réseau sont alors devenus des CIF (Conseillers en Investissements Financiers) et poursuivi leur professionnalisation avec des formations diplômantes …

La grande mutation a été sans conteste l’évolution de la stratégie du Groupe dans la constitution de son offre de solutions d’investissement. Avec la création de trois sociétés Stellium (Stellium Immobilier, Stellium Courtage et Stellium Invest), le Groupe est passé d’un modèle d’intégrateur (de nouveaux métiers, de nouvelles compétences) à un modèle d’assembleur sélectionnant parmi ses partenaires les meilleurs talents dans leurs métiers et leurs compétences, dans une architecture ouverte.

Le statut de Prestataire en Services d’Investissement (PSI) de Stellium Invest nous garantit maintenant depuis des années la conformité dans la distribution des produits financiers. En parallèle, il y a eu une véritable professionnalisation du réseau avec la création du Centre de formation de Prodemial, en 2012.

Ce métier n’existait pas il y a 25 ans, et a déjà vu passer de nombreuses réglementations auxquelles nous nous sommes toujours adaptés. A l’horizon début 2018, se profilent deux nouvelles directives européennes : la MIF 2 (Marchés des Instruments Financiers) et la DDA (Directive sur la Distribution d’assurance). J’ai toute confiance sur notre capacité (Groupe et Réseau Prodemial) à continuer cette adaptation. En 1991 j’avais lu l’excellent ouvrage de Bloch et Hababou, Dinosaures ou Caméléons ou neuf paradoxes pour réussir dans un monde imprévisible.

Etonnant de modernité pour un modèle vieux de 22 ans, nous sommes assurément des Caméléons ou ce que d’autres appellent l’entreprise agile, l’entreprise du XXI siècle !

 

3. Notre modèle offre une opportunité professionnelle double : s’investir auprès d’investisseurs en leur apportant du conseil patrimonial ; s’investir auprès d’équipes en faisant grandir professionnellement des personnes ; lequel des deux t’inspire le plus ? Et pourquoi ? 

Effectivement, c’est cette possibilité et cette latitude qui nous distinguent de toutes les autres propositions. Je reste un observateur attentif de l’évolution de notre environnement (marché, concurrence, etc.) et je peux affirmer que notre modèle est le seul qui permette cette double approche.

J’ai choisi le développement d’équipes comme axe stratégique de ma propre entreprise, même si je continue à faire des entretiens et du suivi de clients. Depuis 1995, j’accompagne des femmes et des hommes vers leur propre autonomie et leurs propres succès. Je les aide à se développer professionnellement et financièrement. C’est un partenariat, nous travaillons main dans la main, il n’y a pas de rapport hiérarchique, mais un mentorat. Une relation d’amitié et de confiance forte avec les principaux leaders de mon organisation s’est développée au fil du temps, j’en suis très heureux. La réussite de celui qu’on parraine confirme la méthode et la réussite du parrain. C’est un modèle particulièrement gratifiant pour chacun.

 

4. Le marketing relationnel est sujet à un brassage important de gens – le fameux turn-over. Comment fait-on pour s’investir dans l’accompagnement de filleuls qui souvent ne sont que de « passage » ?

Je pense que le « brassage » est sensiblement comparable au modèle de recrutement traditionnel en réalité. Combien de candidatures un cabinet de recrutement, ou un service de ressources humaines, reçoit-il, après la parution d’une annonce dans un support ? Quelle énergie les services de ressources humaines doivent-ils déployer pour attirer vers leur entreprise de nouveaux talents ? Avec quelle certitude de succès ? Le recrutement traditionnel est un vaste entonnoir de candidatures, qui, passées au crible de critères subjectifs et d’appréciations diverses, produit une « short list » de deux ou trois candidats sélectionnés. Mais cette méthode est-elle synonyme de succès ?

En Marketing relationnel le principe est inversé, l’entonnoir repose sur sa base la plus large (plus ou moins large, selon le vieux débat, je parraine dans la Qualité ou dans la Quantité), mais pour un résultat certain, avec l’aide et le soutien de leur lignée, les candidats de valeurs émergent d’eux mêmes, nous avons donc une garantie de succès à 100%.

Dans l’entreprise classique se pose alors une difficulté : comment garder les talents si le poste promis n’est pas libre, si la promotion est réduite ou confinée, si la rémunération est plafonnée selon la grille de salaires, etc… ?

Dans le Marketing relationnel les « meilleurs » on les garde sur d’autres critères puisque les « postes », les « promotions » et les rémunérations ne sont pas plafonnés ou limités. On les garde sur les valeurs, celles inscrites dans notre « Charte » rédigée il y a plus de 15 ans et réactualisée, il y a peu. Tout y est, c’est notre ADN, ce que nous sommes profondément et dans laquelle chacun peut se retrouver.

Mais il faut un carburant indispensable pour réussir le développement de ses équipes : la confiance et certitude absolue que c’est le bon modèle, avec la bonne société.

 

5. Une aventure professionnelle qui dure 20 ans déjà ne peut pas être qualifiée de « parenthèse » dans la vie d’un homme. Jean-Max, que veut dire pour toi « être un ancien » dans le réseau du Groupe ?

C’est ma plus longue expérience professionnelle (22 ans sur 40 de vie professionnelle) et pourtant j’ai l’impression que tout ce temps est passé en un éclair. Je ne me suis jamais ennuyé, à aucun moment. La richesse des individus est immense, j’ai fait de nombreuses belles rencontres, j’ai partagé beaucoup d’émotions ou d’aventures, parfois cocasses. Cet enthousiasme, cette flamme ne m’a jamais quitté, je peux le résumer en un mot : la Passion.

La richesse de notre proposition Prodémial c’est l’Homme, mais c’est également sa principale faiblesse. Pour développer, il nous faut savoir l’accepter et préférer voir le positif en toutes circonstances. Un poème m’a beaucoup servi depuis des années pour accepter les difficultés relationnelles, ou les déceptions qui font partie de la vie comme de la vie professionnelle.  Je trouve ce poème magnifique dans son ensemble, mais les paragraphes suivants ont été particulièrement inspirants pour moi :

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, …/

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots…/

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front …/

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tous jamais tes esclaves soumis

Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme, mon fils. (Rudyard KIPLING)